ROCHEBLAINE EN VIVARAIS ET ROCHEBLAINE EN FOREZ
Voici ci dessous quelques dates de l'histoire de Rocheblaine
En 1243, Guy Dauphin, Comte de Vienne et d'Albon, agé de 14 ans, assisté d'Aymar seigneur d'Annonay et de Guichard de Condrieu a reconnu tenir en fief de l'Eglise de Vienne, tout ce qu'il a , depuis l'église de Saint Vincent qui est au delà de Voreppe, entre les deux fleuves de l'Isère et du Rhône, au long et en large, jusqu'aux fourches du Puy, lieu qui sépare les diocèses due Vienne et du Puy (Le Tracol près de St Sauveur en Rue). En outre, il fait hommage pour le château de Maleval ; de même pour Rocheblaine en Vivarais et Saint Quentin en Dauphiné.
En 1283, Humbert 1er de La Tour du Pin, devenu Dauphin par son mariage avec Anne unique héritière des Comtes D'Albon rend hommage aux archevèques de Vienne. C'est le dernier hommage rendu par les Dauphins . Les Comtes du Forez vont désormais leur succéder.
En 1287 Humbert 1er de Viennois fut condamné à une amende de 600 livres pour un délit commis pas ses hommes à Rochepaule ; voulant alors s'assurer un gage, le bailli royal de Velay, Viennois, Vivarais et Valentinois s'empara de son château de Rocheblaine (r du V 1990).
En 1294, Bertrand de Mitte prêta foi et hommage à Humbert dauphin de Viennois pour une rente de 15 livres viennois crée en sa faveur et à raison de ses services par ce prince dans le mandement de Rocheblaine à la charge de la tenir de lui en fief
Bertrand de Mitte seigneur de Mons et baron de Rocheblaine fut grand écuyer et chambellan ordinaire de Humbert dauphin de Viennois et maréchal de Dauphiné. Il épousa Alix de Lignières fille d'Emeric seigneur du dit lieu de laquelle il eut 5 enfants. Il vivait entre 1290 et 1301.
Les Mitte de Mons
Ils tirent leur nom de Mons sur Saint Georges Lagricol (diocèse du Puy) et s'intitulent seigneurs de Mons dès 1240. Un fils Bertrand de Mons dit Mitte ( surnommé Mitta en 1298 peut vouloir dire estropié, portant mitaines), semble un modeste cadet sans part d'héritage. Il n'est en effet connu que par les libéralités du dauphin Humbert de Viennois et de sa femme Anne qui lui donnérent en 1294 15 livres viennoises de rente au mandement de Rocheblaine. Bertrand devait tenir cette rente en fief lige du dauphin, seigneur de Rocheblaine. Bertrand devint vassal du comte de Forez pour cette rente quand le dauphin inclut Rocheblaine en 1296 dans la dot de sa fille Alix promise au comte Jean. En 1297, par acte grossoyé en 1299, Bertrand fit acheter pas son baile Hugonet Alamand du Flachet, pour 8 livres 5 sols. viennois, de Vital et Johannet Mistral l'utile d'un moulin sur la Daronne, relevant de sa directe pour un cens de 2 s.v., ce qui portait le revenu brut du moulin à 10 s.v. somme minime dénotant une exploitation saisonnière à l'époque des pluies. Son fils Pierre Mitte dit Mons aurait épousé en 1312 Audette de La Mastre, fille de Pierre seigneur de La Bastie d'Andaure. Dès sa jeunesse, il se mit à la suite des comtes de Forez et le comte Jean le fit chef de son conseil. Le comte Guy son fils le fit bailly du Forez. Pierre Mons décida en 1320 de se défaire de son fief de Rocheblaine, proche pourtant de sa belle famille des La Mastre et le vendit pour 300 livres viennoises-15l.v. de rente-au comte Jean.
Le Vivarais forézien comtal (1296-1372)
Le contrat de mariage de Jean 1er, Comte de Forez de 1290 à 1333, avec Alix de Vienne est du mercredi après Pâques de l'an 1296. Par ce contrat, le Dauphin Humbert et sa femme Anne, Dauphine de Vienne et d'Albon constituent à leur fille Alix une dot consistant
1° en une somme de 20000 livres viennoises et 1000 livres tournois.
2° en bien territoriaux qui sont : les châteaux et mandements de Maleval en Viennois et Rocheblaine en Vivarais avec les fiefs et arrière-fiefs qui en dépendent.
3° En droits de suzeraineté sur les châteaux de Piseis, Doise, Argental et La Faye, et sur le château de Montchal qui sont possédés par Jacques de Jarez de Saint Chamond. Item les droits de foi et hommage sur Saint Sauveur en Rue, sur les châteaux d'Oriol, de la Rivoire, de Rochefort. Cette translation de biens et de droits ne pouvait être valide sans l'agrément du suzerain à qui seul en était réservée l'investiture. C'est pourquoi, aussitôt après son mariage Jean 1er, comte de Forez, se rend à Vienne le 31 mai 1296 où il reconnaît tenir en fief de l'archevèque de Vienne et de son chapitre les châteaux de Malleval et Rocheblaine et généralement tout ce qu'il a acquis en deçà du Rhône (rive droite) par son contrat de mariage avec Alix fille du dauphin de Viennois et leur en fait hommage-lige. Les limites des terres comprises dans cet hommage sont ainsi déterminées « Infra diocesim Vienensem, a fluvio Rodani usque ad cochias seu cacumen Sancti Salvatoris, in quibus cochiis seu cacumine sunt furche qui locus dividit diocesimVienensem et Anniciensem » Traduction : ces biens s'étendent depuis le fleuve du Rhône jusqu'au sommet de Saint Sauveur, où sont les fourches,(le Tracol en Haute Loire) à l'endroit qui sépare le diocèse de Vienne et le diocèse du Puy. De ce mariage naquirent 4 enfants : Jeanne, Guy Comte de Forez sous le nom de Guy VII, Renaud qui fut baron de Maleval et Jean qui mourut chanoine de Paris en 1334. Jean 1er mourut en juillet 1333.
Aussitôt après son mariage célébré le 28 mars 1296 dans le couvent des frères Mineurs de Vienne, Jean 1er prit possession de ses nouvelle terres puiqu'il reçut le 23 janvier 1297 l'aveu de Pierre de Lamastre pour sa maison forte de Colombier le Jeune, sauf fidélité à Aymar de Poitiers, aveu que devait lui renouveler Tachon de Lamastre le 14 mai 1316 (revue du Vivarais 1990).
Il faut attendre le 6 janvier 1315, pour voir Guillaume Durfort avouer en fief lige au comte ses biens du mandement de Rocheblaine.(r du V 1990).
Le 15 aôut 1317, Jean 1er et les habitants du mandement de Rocheblaine fixent ensemble à 120 setiers de seigle par an le vingtain du blé de cette seigneurie (r du V 1990).
Constitution d'apanage de Renaud de Forez fils cadet du comte Jean 1er
Par son testament du 16 aôut 1324, Jean 1er donne à Renaud les châteaux et terres de Maleval et Rocheblaine. Des conventions de mariage furent arrangées du 14 au 31 aôut 1324 entre Renaud et Marguerite de Savoie. Dans ces conventions Jean 1er donnait à son fils toutes les terres qu'il avait reçu en dot d'Alice de Viennois et le 7 mai 1329 Renaud de Forez reconnaît en fief et hommage lige du comte son père différents châteaux dont Rocheblaine.
Le 17 juin 1325. Foi et hommage lige de Raymond du Flachey (de Flachets) du mandement de Rocheblaine;
Le 17 juin 1325. Foi et hommage lige de Pons du Flachey damoiseau du mandement de Rocheblaine, pour la moitié de la viguerie de Rocheblaine, les mas de Châtaignier et de La Garde, domaine, bois et mouvances du diocèse de Vienne.
Le 10 novembre 1326. Foi et Hommage de Guy Alamand de Villeneuve du diocèse de Vienne damoiseau, pour diverses possessions et redevances au mandement de Rocheblaine
1327. Foi et Hommage de Benoit de Chastanier de Castaneriis, pour tout ce qu'il a au lieu de Chatanyer, sis au mandement de Rocheblaine
Jean 1er étant mort en juillet 1333, les deux frères Guy et Renaud virent bien vite des querelles d'intérêt s'élever entre eux. Jean 1er avait donné à Renaud une rente de 11 000 livres à prendre sur les châteaux de Rocheblaine, Maleval, Fay, Bellegarde, Cléppé, Bussy, Saint Germain, Sonternon et la maison de la Voûte. Renaud se plaignit de ce que les dites terres ne rapportaient pas un tel revenu. Par composition amiable, le 23 janvier 1336 Guy céda à son frère la possession perpétuelle de Rocheblaine et Maleval à condition que le château de Saint Germain demeurera à Guy.
En 1338, François de Beaudiner, était châtelain de Rocheblaine. Il avait épousé Arthaude Allemand, dame de Villeneuve. Les Beaudiner étaient encore châtelains de Rocheblaine en 1388. Cette branche s'éteignit par le mariage d'Alix de Beaudiné avec noble Louis d'Aymard d'Auzon. Un autre François de Beaudiner et son fils Jean rendent hommage en 1414 au seigneur de Joyeuse pour les biens qu'ils possèdent à Nozières. Ce Jean de Beaudiner est sans doute le dernier du nom. On le trouve encore en 1463 habitant le Château de Lermuzières au mandement de Mahun et on ne sait quelle lien de parenté il avait avec Alix de Beaudiner épouse de Louis d'Adhémar d'Ozon.
Le 4 novembre 1366 Renaud fait donation à sa femme Marguerite de Savoie de ses châteaux de Rocheblaine, Maleval, Virieu et Chavanay.
Le 8 février 1368. Foi et Hommage de Guillaume de Fayn de Fayno, chevalier à Renaud de Forez pour les châteaux, terre et seigneurie de Rocheblaine avec toute justice et arrière fief mais en tant que curateur de son neveu fou Jean II (comte de 1362 à 1372).
Renaud de Forez baron de Maleval meurt en juin 1369 sans postérité. A la mort de Marguerite de Savoie son épouse en 1371 tous les biens dont elle jouissait firent alors retour au comté de Forez.
La période ducale (1372-1531)
A Jean II de Forez mort en 1372 succède Louis II de Bourbon qui avait épousé Anne Dauphine, héritière du Forez. En 1382 Jeanne de Bourbon fait donation de son Comté à Anne Dauphine. Absorbé dans l'immense domaine des Ducs de Bourbon, le Forez Viennois devient pauvre en évènements et n'offre plus qu'un maigre intérêt. Ces minuscules châtellenies vivaroises ne représentaient pratiquement rien pour un prince dont les seigneuries couvraient une superficie correspondant environ à celle d'une dizaine d'actuels départements français.
Le 25 aôut 1376 Louis II de Bourbon manda à son bailli de Forez de procéder à une enquête de commodo sur l'établissement de trois foires annuelles à Pailharès conformément à la requête du châtelain et des habitants de Rocheblaine (r du V 1990).
Institution en 1371 d'une capitainerie pour Rocheblaine
Suite aux incessantes incursions de routiers après la démobilisation des troupes à la suite du traité de Brétigny en 1360, une décentralisation de l'ost comtal avait été établie et il fallait dans chaque château une petite garnison sous l'autorité d'un capitaine châtelain. Il y eut deux vagues de création de capitaineries dans le Forez, l'une dans les années 1360 et l'autre autour des années 1370. La seconde mit surtout en défense le sud du comté en vue de le protéger contre les bandes installées en Velay et en Livradois. C'est à elle qu'il faut rapporter la nomination des capitaines châtelains de Rocheblaine (r du V 1990).
Premier capitaine châtelain le 12 mars 1371 :Boquer de la Vaure puis François du Coing le 15 juin 1378 aux gages de 20 florins d'or auxquels s'ajoutèrent 10 florins pour ses fonctions de procureur à Malleval. En 1380 fut nommé Lorrin de Pierrepont aux gages de 20 florins d'or. En 1391 Pierre Collin est nommé capitaine châtelain de Rocheblaine et procureur de Malleval, Virieu, Chavannay par le Duc Louis II de Bourbon. En 1392 Jacquet de la Porte fut commis par le bailli au régiment et garde du château et châtellenie de Rocheblaine. En 1399 fut nommé Chatard de Bortice, chevalier, capitaine châtelain de Malleval, Chavanay et Rocheblaine. Le 14 avril 1414, Anne Dauphine nommait messire Jean de Lavieu, chevalier, capitaine châtelain et Procureur de Maleval, Virieu, Chavanay et Rocheblaine
La Châtellenie de Rocheblaine sur le plan administratif
Les Prévots : homme à tout faire de la seigneurie ; receveur, régisseur. Il assiste le châtelain dans toutes ses fonctions. Il tient le papier du greffe, il est juge suppléant, il participe à la police et à l'exécution des exploits de justice.
Fançois Lavie est nommé prévot de Rocheblaine le 12 juin 1376 en remplacement de Jean Tissier. François Chalavon est nommé le 6 mars 1383 puis Durand de Mangoutier le 6 novembre 1387. En 1393, fut nommé Pierre Syméon, prévôt et clerc du papier de Rocheblaine et de ses ressorts. Ensuite Remond de La Porte fut nommé prévôt, clerc du papier et substitut du procureur dans la châtellenie de Rocheblaine en 1396.
Austorge de Champavert, officier des audiences des testaments des châtellenies de Malleval, Virieu, Chavanay et Rocheblaine fut remplacé à ce poste en 1391 par Pierre Collin capitaine châtelain.
La Châtellenie de Rocheblaine sur le plan fiscal :
Compte rendu du 14 mai 1392 par Etienne d'Entraigues trésorier de Forez, de la recette et de la dépense d'une aide de 4000 francs octroyée à la duchesse du Bourbonnais Anne Dauphine le 18 décembre 1390 par les Trois Etats du Forez : des hommes de Maleval et du mandement de Maleval 100 francs ; des hommes de Rochebleone 50. Ce fouage a rapporté 4389 francs.
Compte rendu du 15 mai 1394 par Etienne d'Entraigues, trésorier de Forez, de la recette et de la dépense d'un fouage « entier » octroyé le 3 novembre 1392 par les Trois Etats au duc de Bourbonnais pour l'aider à payer l'acquisition de la terre de Remy : des hommes de Maleval 100 livres, des hommes de Rochebleone 50. Ce fouage a rapporté 4351 livres.
Compte rendu par Jean Chenal, secrétaire de la Chambre aux deniers de la duchesse de Bourbonnais, comtesse de Forez et dame de Beaujeu, d'un fouage octroyé par les gens des Trois Etats de Forez en 1412 pour la garde des pays de Beaujolais et de Forez et pour aider à tenir en paix le dit pays de Forez : Maleval et son mandement 100 livres, Rochebloyne 50.
Compte rendu d'une aide octroyée le 31 janvier 1436 par les gens des Trois Etats de Forez au duc de Bourbonnais et d'Auvergne pour le defrayer de son voyage d'Arras pour le fait de paix et pour payer la finance promise à Perrinet Gressart pour évacuer La Charité : Maleval 117 livres., Rochebleonne 58
Répartition entre les 143 communautés foréziennes par l'évèque du Puy, lieutenant général du duc de Bourbonnais et par le bailli de Forez de la somme de 5720 livres octroyée par les Trois Etats réunis à Montbrison le 15 septembre 1485 : Maleval 85 livres, Rocheblaine 41
Source : documents sur les trois état du pays et comté de Forez. Fournial et Gutton
En 1390, l'enclave vivaroise était donc comptée pour 1,14% de l'ensemble des ressorts du Forez, de même en 1392 et en 1412. En 1436 il était de 1,18%. Remarquons une relative modération dans l'évolution des aides exigées 543 livres tournois qui correspond à la dépréciation de la monnaie (12,27% en 24 ans). Pour 1485, la charge des Vivarois était de 0,72 % du total escompté. Pourquoi cette évolution ? Les actes ne le disent pas. Ce phénomème touche également Malleval qui vit son imposition diminuée.
(r du V 1990)
Le 20 aôut 1406, un arrêt du Conseil du roi déclara que les habitants de Colombier et de Saint Félicien « étant du ressort de château de Rocheblaine, paieront dorénavant les aides et fouages à la recette des aides de l'élection de Forez, et non plus à celle de l'élection de Viviers » (r du V 1990).
Le 7 janvier et le 20 mars 1410, c'est au duc-comte que Catherine de Torana avoua tout ce qu'elle possédait au mandement de Rocheblaine.
Le 10 mai 1456 Foi et Hommage d'Alix au duc comte, alias Catherine veuve de Géranton Malet, pour cens et rentes au mandement de Rocheblaine
Le 3 mars 1414 Anne Dauphine de Bourbon accorda un délai de fief à Armand de la Roche pour son château d'Empurany au mandement de Rocheblaine ( r du V 1990).
En 1444, Guillaume d'Henris était prieur de Pailharès et en 1489 Antoine d'Henris reconnaît au prieur de Pailharés une maison qu'il possède au lieu dit d'Henri. En 1523, Antoine d'Henris notaire à Pailharès était greffier de la cour de Justice de Rochebloine. Son fils Claude lui succéda en sa charge de notaire et épousa le 8 novembre 1555 Marguerite Chomel de Varagnes les Annonay qui testa le 30 mars 1600 à Pailharès. Leur fils Claude d'Henrys, sieur de Varagne fût châtelain de Rochebloine et Pailharès. Ce Claude III d'Henrys testa le 1 septembre 1632 à Pailharès était l'époux de Louise de Lestrange.
La période royale (1531-1790)
François 1er confisque les terres de son puissant vassal le duc de Bourbon en 1531 suite à son procés.
Guerres de religion
En 1570, le baron de Saint Priest lieutenant général donna la charge d'une compagnie de cent hommes de pied au sieur de Jas « et autant à plusieurs autres pour rompre les desseings des séditieux et rebelles à dieu et au Roy (les religionnaires) qui estoient au chasteau de Pailheres et aux environs en intention de se jeter en ce pays et y surprendre châteaux, villes et forts comme ils ont faict audict Pailherez et lieux circonvoisins ». (A. Bernard Histoire du Forez)
Annonay, Rocheblaine et plusieurs autres châteaux du Forez Viennois sont restés au pouvoir des religionnaires depuis l'édit de pacification de mars 1563 jusqu'en 1572 environ (A.Bernard)
Quand le bruit des massacres de la Saint Barthélemy le 24 aôut 1572 se fut répandu dans le pays, les protestants terrifiés se sauvèrent dans les montagnes, mais peu à peu reprenant courage, ils vinrent augmenter le nombre de ceux qui, dans le midi de la province, plus audacieux s'étaient crus plus sûrs dans de bons châteaux, et s'étaient fortifiés dans de bons châteaux comme Rocheblaine, Pailleret etc. Tout ce canton était resté aux mains des religionnaires et il n'est pas de pays plus propre à la guerre civile. (A. Bernard)
Rocheblaine sur le plan judiciaire : les Baillages
En 1746, les officiers du siège de Bourg Argental demandérent et obtinrent la réunion du siége de Saint Ferréol au leur.
En 1771, il fut fait un remaniement général par lequel on ne laissa subsister que 2 grands sièges de justice : Montbrison et Bourg Argental. On donna la paroisse de Saint Ferréol et tout le ressort de Chauffour à Montbrison mais on lui enleva toute l'enclave de Pailleret et la Châtellenie de Rocheblaine qui lui avait appartenu jusque là et on les joignit au siège de Bourg Argental ce qui était plus raisonnable vu la position et la relation des lieux. (A. Bernard).
En 1496. Barbier, notaire de Bourg Argental dont le baillage comprenait la châtellenie de Rocheblaine, donne des lettres attestant qu'une caution a été baillée par Morlon, prévôt et receveur de Rocheblaine. Le baillage était une circonscription judiciaire et l'édit d'avril 1771 confirme le fait que Bourg Argental (baillage secondaire) comprenait les enclaves en Vivarais de Rocheblaine-Pailharès et Colombier le Jeune.
Dalmas de Giraud, notaire à Satillieu et juge de la châtellenie de Rochebloine testa en 1526.
Les Six députés du Tiers Etat à l'Assemblée préliminaire du bailliage secondaire de Bourg Argental (qui se réunit du 5 au 7 mars 1789 pour les communautés de Pailharès (Rocheblaine) furent Jean François Fonbonne, Jean Antoine Gamon, Jean Baptiste Mourier du Mourier et Jean François Prat.
Le 6 mars 1790, l'Assemblée Nationale décidait la réunion au département de l'Ardéche des paroisses de Colombier le Jeune, Rocheblaine, Pailharès et Nozières.
J Treve
Sources: Recueil et documents sur le Forez tome9
Le Forez Viennois par l'abbé Attia
Revue du Vivarais de 1990 article signé Christian Frachette
Chartres du Forez
Histoire du Forez par Auguste Bernard